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 Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)

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MessageSujet: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Lun 9 Nov - 22:47

Le soleil doux du printemps éclairait doucement le parc et se reflétait joliment dans l'eau verdâtre et surpeuplée du lac de Poudlard. D'ailleurs juste à côté du parc, une silhouette assise et vêtu assez légèrement pour ce début de saison un peu traître et pour le vent froid qui rappelait aux quelques imprudents qui avaient négligés d'emmener leur cape que la belle saison n'était pas encore tout à fait arrivée. Malgré le vent frais, Emmanuel était assis dans l'herbe très légèrement humide, vêtu en tout et pour tout d'un T-shirt bleu marine qui soulignait agréablement sa silhouette ainsi que d'un jean noir tout ce qu'il y avait de simple, il semblait ignorer le froid puisqu'il était assis sur sa cape pour se préserver de l'humidité de l'herbe et qu'il ne s'en servait pas pour se réchauffer. Le serdaigle semblait pensif, un peu mélancolique en cet instant il avait un peu ces expressions que peuvent afficher ces poètes maudits en moins sombre et en plus doux. ET pourtant il voyait le début des vacances arriver avec une sourde angoisse ... Il allait de nouveau devoir se retrouver face à la désapprobation permanente de son père ... Sur place il y arriverait bien, mais à chaque fois cette angoisse de craquer et de se brouiller définitivement avec sa famille lui tordait le ventre. Il se devait de rester calme et badin, ne pas dévoiler cette colère qui sourdait en lui. Il ne voulait pas couper les ponts avec ses soeurs à cause de l'étroitesse d'esprit de son paternel. Encore une fois il n'y avait qu'Isabelle à le soutenir réellement et il ne tenait pas à trop l'impliquer dans cette guerre d'usure qu'il menait contre son père.
D'ailleurs en parlant de ce conflit ridicule, il faudrait bien qu'il trouve de nouveau une petite bizarrerie à lui imposer pour à nouveau lui clouer le bec... Avait-il déjà essayé le costume intégral de folle ? Ou encore le travestissement ? Certainement mais on ne se lassait jamais de ce genre de plaisants classiques. Et au moins il était sûr de faire rire Isa. Oui c'était une bonne idée, et elle l'aiderait à se maquiller ... Fun.
Un fin sourire, un peu désabusé, un peu joyeux se dessin sur les lèvres du jeune homme. Allez ce serait bientôt repartit pour la Joyeuse Comédie de la Joyeuse Famille McAlistair, une pièce magnifique en douze actes de dix scènes chacun ... La représentation tirait à sa fin il ne manquerait bientôt plus que le dénouement. Quelle fatigue, mais quelle fatigue mes aïeux. Emmanuel, bien que ses muscles le lui demandent instamment, ne s'étira pas comme un gros chat comme il avait coutume de le faire. C'était assez inquiétant de le voir si calme et statique lui qui était un être de mouvement et d'eau vive, en cet instant pour reprendre le titre d'une œuvre qu'il adorait, il se sentait plus un sang d'aquarelle que le déferlement palpitant et violent qui coulait dans ses veines en temps normal.
Il resta ainsi, statique et silencieux jusqu'au moment où un appel le tira de sa rêverie. Un peu désorienté, il se redressa sur ses pieds comme un ressort et regarda fébrilement autour de lui. Il vit enfin qui l'avait appelé, il s'agissait d'un jeune serdaigle hyperactif qui promettait d'être un don juan et un excellent élève une fois qu'il serait un peu dégrossit. Emmanuel lui répondit d'un signe amical que le jeune garçon accueillit d'un sourire franc avant de s'en aller à toute allure pour retrouver ses amis qui l'avaient déjà distancé. Un sourire bienveillant occupait alors le visage d'Emmanuel, ce gamin était un vrai rayon de soleil : toujours vif, plein d'énergie et joyeux ... Que pouvait bien demander encore le peuple ? Emmanuel adorait les enfants et s'occuper des gens, et il se verrait bien travailler dans le social ou encore la puériculture, il avait étudié les différents choix qui se proposaient à lui pour atteindre ses objectifs mais hésitait encore sur le chemin à suivre ...
Emmanuel réfléchissait alors aux différentes voies qui s'ouvraient à lui quand il aperçut, Ô Joie Eternelle, une silhouette longiligne et des cheveux blonds-bruns coupés court ... Oliver ! Génial ! Emmanuel qui ne se sentait pas très en forme jusque là sentit comme un regain d'adrénaline dans ses veines : il allait taquiner ce mignon petit serpy ! Géant ! Remarquant que l'autre l'avait vu, Emmanuel adressa de grands signes de la main à l'intention du serpentard et se dirigea vers de sa démarche souple et rapide. Il fut rapidement rendu tout près de l'autre.

- Hey ! Salut Oliver, comment ça va ?

Il commençait soft mais le grand sourire empreint de chaleur qui trônait sur son visage ainsi que le pli malicieux qui s'était formé au coin de ses yeux qui eux même brillaient d'un feu joueur suffisait à déterminer que le Serdy se sentait d'humeur très joueuse - comme à chaque fois qu'il allait parler au jeune serpentard - et qu'il n'attendait que le coup de départ avant de se mettre à taquiner Oliver qui devrait être habitué aux familiarités que se permettait Emmanuel à chaque fois qu'il lui parlait.
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Lun 16 Nov - 18:26

Par Merlin, il allait devenir fou là ! Non sérieusement, pourquoi lui ? Pourquoi le prendre lui pour le mettre à témoin d'une scène amoureuse ? Hum résumons, Monsieur a trompé Madame avec Mademoiselle, et Madame n'est pas contente du tout en voyant que Mademoiselle n'est d'autres que sa meilleure amie, Monsieur est pris entre deux filles oulala.. Et lui, passant par là, ce qu'il n'aurait pas du faire en fin de compte, fut surpris dans ses songeries par une cri hystérique qui lui sembla t-il devait ressembler à son prénom. Le serpentard n'avait eu d'autres choix que de se tourner vers Madame, qui à son dam était l'une de ses connaissances. Elle le pria de la soutenir, et lui qui n'avait vraiment mais alors rien à faire de ses histoires de coeur, lui susurra de choisir un autre idiot que ce pauvre con et de changer d'amie avant de la laisser toute seule. Non mais il avait une tête à être assistant social là ? Sérieusement, il avait bien d'autres préoccupations en tête. Et Merlin savait aussi qu'il avait une nette tendance à l'égoïsme pour les gens qui ne lui importaient pas. Il sortit de sa salle commune en soupirant. Leo avait disparu, et Rachel n'était pas plus trouvable. Le reste, il n'avait pas tellement envie de leur parler. Il avait envie plutôt d'une chose qui n'était pas à sa portée aujourd'hui, une cigarette. Il avait une belle envie de fumer et n'avait plus de stocks. Il avait songé à en trouver auprès de certaines personnes mais au final tant pis, il attendrait pour s'en acheter.

Sa mère n'en savait rien pas plus que son père. Et vaudrait mieux pas, où il se ferait répudier. Même que pour ça, c'était là l'inconvénient d'être un riche héritier d'une noble famille de sang pur, on déçoit et on finit au carreau. Oh son père à la limite, pourrait comprendre mais sa mère.. Il avait la hantise de ces vacances, il ne pouvait pas passer à côté ! Il n'avait pas trouvé d'excuses pour y échapper. Toute manière, sa mère ne lui aurait pas laissé l'autorisation de rester au château. Il soupira à nouveau. Sa génitrice pour une raison qu'il ignorait ne le portait pas vraiment dans son coeur, elle le considérait plutôt comme un élément nécessaire mais pas attachant. La fibre maternelle , c'était pas pour elle. Et à chaque fois qu'elle le voyait, elle trouvait à chaque fois, quelque chose à corriger dans son attitude, ou autre. Toujours, même des détails, comme un bouchon effiloché.. Il devait être parfait à ses yeux, parfait et sans défauts, comme une oeuvre d'art dont on pourrait être fier. Son père n'était pas loin d'être pareil sauf que lui , c'était pas sur les mêmes sujets que son épouse.. Mais enfin, un jour, il serait majeur et là, il prendrait son envol.

Le serpentard sortit du château pour aller marcher dans le parc. Ses chaussures cirés furent vite humidifiées par l'herbe du parc, il haussa les épaules. Après tout, il n'allait pas marcher dans les airs pour ne pas se salir quand même ! Quand il était petit, il avait toujours eu peur de se salir. Sa mère l'engueulait à chaque fois qu'il se cassait la figure et salissait ses vêtements. Il avait au moins, vite appris à tenir sur ses jambes ! Il mit les mains dans ses poches de son pantalon de toile et inspira à pleins poumons l'air frais. Il n'avait même pas pris sa cape, portant juste une chemise blanche et un pull sans manches par dessus. Classe et dévergondé, un style qui lui plaisait bien, même s'il ne pouvait en profiter qu'à Poudlard. Bref, Fils à Papa comme on dit, il était bien loin de l'Oliver qu'on voyait à Poudlard, quand il était chez lui. Il marcha les yeux fixés sur un point invisible avant qu'une voix qui lui donna envie de sortir sa baguette pour lancer un beau silencio, le tira de ses pensées. Malgré ça, il ne put faire comme s'il ne l'avait pas vu, puisque le serdaigle qui aimait bien l'emmerder, se tenait devant lui, et venait même à sa rencontre. Pas de chance. Mais il n'était pas d'humeur aujourd'hui, il l'emmerdait de trop, il s'en prendrait pleins la tronche.


- Bonjour Emmanuel... Ca ira quand tu retourneras d'où tu viens !

Le visage joyeux de cet ange de serdaigle lui soutira un soupir silencieux, à croire qu'il n'y avait que lui pour ne pas vouloir aller en vacances. Même Rachel restait au château. C'était désespérant. Il adressa un sourire poli au serdaigle, le détaillant du regard sans y faire attention. En tee shirt qu'il se promenait le fou. Bon en même temps, il faisait peut être frais mais pas froid à ce point quand même. Lui était plus couvert mais bon, sans cape aussi. Il regarda sur la rive du lac d'où s'était levé le serdaigle. McAlistair.. Il avait fini par ne plus l'appeler par son nom de famille, depuis le temps qu'ils s'amusaient tout les deux, il n'en avait plus besoin. C'est pas qu'il ne l'aimait pas en plus, mais plutôt qu'il était chiant ce lécheur de bottes sexy ...
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Mar 17 Nov - 1:12

Ouh quelle chaleur humaine ! On se sentait toujours aimé et bien accueillit par ce genre d'attitudes. Mais comme d'habitude, Emmanuel se sentit assez touché par le fait qu'Oliver l'appelle par son prénom ... Il en avait bavé pour que le serpentard laisse tomber le "MacAlistair" qui semblait toujours assez odieux et agressif aux yeux d'Emmanuel ... Après peut être aussi que c'était par rapport à sa famille et la relation qu'il entretenait avec elle ... Enfin, toujours est-il qu'Emmanuel ne put s'empêcher d'adoucir son sourire à l'intention d'Oliver. C'était le genre de détail qui faisait énormément plaisir à Emmanuel et même si ce n'était rien c'était déjà ça. Mais il n'allait pas le laisser s'en sortir si facilement. Son sourire qui s'était adouci prit de nouveau un tour joueur et il fit à son interlocuteur des yeux plains d'eau et d'étoiles en digne précurseur du Chat Peauté.

-Ca me blesse beaucoup ce que tu me dis là ...

Et une petite mimique appuyée pour clore son mini-show, puis aussitôt, le visage d'Emmanuel reprit son expression amusée et chaleureuse. Ca lui faisait du bien de faire un peu le pitre, surtout si c'était pour taquiner un peu le vert et argent dont il sentait pourtant que l'humeur n'était pas franchement au beau fixe.Là, Emmanuel sentait qu'il n'avait pas intérêt à trop l'embêter sous peine de se faire envoyer bouillir avec perte et fracas et voir même de se prendre un sort assez peu agréable en pleine face... C'était le challenge du jour : tenter de dérider un peu ce charmant serpentard au caractère si divertissant et le tout en évitant de se prendre un maléfice ou même un coup ... Oui, ça s'il pouvait l'éviter ce serait aussi bien ... Quoique ... S'il rentrait à la maison avec un oeil au beurre noir il pourrait toujours dire que c'était son petit ami dealer-né-moldu-alcoolique-et-camé qui le lui avait fait en même temps qu'il lui avait refilé son sida ... Wouhou ! Qu'est-ce qu'on s'éclaterait dans le domaine MacAlistair si jamais il décidait de faire cette petite blagounette ... Son père ne s'en remettrait jamais ! Mouhahahaha et excepté le mauvais goût évident de cette farce, il payerait pour voir la mine déconfite de son paternel quand il apprendrait la "nouvelle" ... Tordant.
Pour se faire pardonner de l'embêter, quand il sortit son paquet de cigarettes d'une des poches de son jean, Emmanuel en sortit une qui passa directement de son paquet à sa bouche sans passer par la case "main" puis secoua de nouveau le paquet pour qu'une cigarette en sorte à moitié et la présenta à Oliver.

- T'en veux une ?

Ce n'était pas un calumet de la paix, mais Emmanuel était de nature assez généreuse et puis il aimait bien partager ses cigarettes avec les gens avec lesquels il discutait ... Il leur en taxait aussi pas mal et comme il ne savait jamais à qui il en empruntait et à qui il en devait, il en donnait à tout le monde ... Il l'aurait fait de la même manière même s'il ne prenait pas ses mais et ses connaissances pour des bureaux de tabac ambulants. Il lui semblait qu'Oliver fumait mais il n'en était pas sûr ... Il ne parierait pas son poids en cacahuètes sur cette supposition, mais dans le doute ... Mieux valait pêcher par excès que par défaut et ça ne coûtait rien d'être aimable? Tiens il devrait la copier celle-là le Gai Luron en face de lui.
Emmanuel s'apprêtait à en faire la remarque au jeune homme quand il vit une jeune fille arriver droit sur le serpentard, en larmes. Emmanuel se tourna vers Oliver, arquant un sourcil interrogateur.

-Mais qu'est-ce que tu as bien pu lui faire ?

Emmanuel ne se doutait pas vraiment de là où il se trouvait qu'il s'agissait là de "madame" qui venait de comprendre que son petit ami était bel et bien pris dans les filets de sa meilleure amie et que le conseil d'Oliver s'avérait être de très bon aloi ... Enfin en attendant, elle pleurait tout ce qu'elle pouvait et de longues trainées de rimmel maculaient ses joues alors qu'elle s'approchait d'Oliver avec la manifeste intention de li faire partager sa peine et peut être de s'arranger pour soigner son petit coeur blessé.
Bie nqu'il ait un regard très bienveillant sur les gens en général, Emmanuel ne put s'empêcher de penser que cette fille là avait définitivement l'air vulgaire et ce même dans sa façon de pleurer. Le sourire du jeune homme se figea un peu alors qu'elle n'était plus qu'à un mètre d'eux et il lança de nouveau un regard partagé entre inquiétude et compassion au serpentard qui allait visiblement servir de mouchoir vivant pour épancher les élans humides et dégoulinants de cette jeune fille dont le serdaigle n'avait jusque là jamais remarqué l'existence et il eu beaucoup de mal à ne pas se tourner vers Oliver et lui articuler sans bruit un "bonne chance" tout ce qu'il y avait de plus honnête.
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Ven 20 Nov - 3:37

Oliver ne manqua pas de voir cet air adoucis que pris le serdaigle quand il lui répondit. A ce qu'il sache, il n'avait pourtant rien dit de..gentil ! Il haussa les épaules, bah il s'en foutait après tout. Sauf que bizarrement, ce visage là lui retourna un peu l'estomac. Il en vint à se demander pourquoi il le voyait là avec ce serdaigle pot de colle et pas vace sa mère.. En tout cas, ça le rendait agréable beau au serdaigle. En fait, il était tout le temps beau, mais là plus si c'était possible. Oliver secoua la tête doucement.. Et voilà qu'il jouait à la mélodramatique maintenant. Le jeune homme haussa les épaules. Çà le peinait ? Tant mieux pas lui, allez oust, du balai maintenant. Le serpentard balaya sa réponse d'un geste agacé de la main. Il n'était pas venu dans le parc pour devoir le supporter.. Roh et puis, il ne pouvait pas arrêter de sourire de cette manière un peu ? Ils n'étaient pas amis aux dernières nouvelles ! Il n'avait aucunes raisons d'être content de le voir alors qu'il arrête tout de suite, si il allait lui faire bouffer son sourire chaleureux !

Oliver avait même dans l'idée d'interrompre là leur échange et s'en allait sans rien ajouter mais le serdaigle attira son attention en portant sa main à sa poche, il fronça les sourcils. Il n'allait pas sortit sa baguette au moins ? Le jeune homme se tendit sur le moment, prêt à répliquer si jamais ça devait être le cas, bien qu'il n'était pas eu jusqu'à présent besoin de le faire avec Emmanuel. Il l'emmerdait mais jamais avec sa baguette magique. C'était encore plus chiant d'ailleurs. Oliver se détendit illico quand il vit sortir de la poche non pas un bout de bois mais un paquet de cigarettes. Son regard d'ailleurs se fit un peu moins froid. Une cigarette tudieu, cet idiot en avait !! S'il en voulait une ? Par Merlin, il n'imaginait même pas ! Oliver tendit la main et prit la cigarette qu'il lui tendait dans sa main. Il s'apprêtait à la porter à ses lèvres mais ça aurait été avant de suivre le regard du jeune homme généreux à ses côtés. Son visage se referma aussitôt. Il gémit en levant les yeux au ciel. Ce qu'il lui avait fait ? Il arqua les sourcils. Non, il ne croyait pas que c'était lui qui l'avait foutu dans cet état ? Mon dieu, il avait encore beaucoup à apprendre sur lui le bleu


- Rien.. Garde moi ça !

Il lui planta la clope dans la main, lui faisant comprendre du regard de la dissimuler. Il y avait peu de gens qui savait qu'il fumait..Si jamais ça arrivait aux oreille de son père ou de sa mère.. Il soupira et se tourna vers la jeune fille qui vint se planter contre lui sans qu'elle ne lui demande son avis. Il se força ne pas la repousser, mais ne fit rien non plus pour lui faire croire qu'elle était la bienvenue ! Il resta droit comme i, gêné aussi que le serdaigle ait le droit à voir ça. La jeune fille pleura sur son épaule, las Oliver finit par l'obliger à le lâcher en desserrant ses mains qu'elle avait accroché à sa nuque. Il apprit ainsi que son ex petit l'avait bel et bien abandonné pour sa meilleure amie. Il prit une mine faussement compatissante . Avant de lui dire d'aller se refaire une beauté et se mettre en quête d'un nouveau garçon en tâchant de prendre autre chose d'une larve comme Monsieur. Elle acquiesçait.. Une petite pique sur son maquillage foutu, et elle tourna les talons. Susceptible cette fille et pitoyable. Il soupira et se tourna vers le serdaigle.

- Tais toi !

Avant qu'il ne parle. Il tendit la main pour récupérer la cigarette, qu'il alluma ci tôt posée entre ses lèvres à l'aide se baguette. Il en tira une bouffée de fumée qu'il accueillit avec joie. Han que c'était bon ! Il ferma les yeux en recrachant la fumée. Ah oui, ça il en avait vraiment besoin. Il ouvrit à nouveau les yeux pour les poser sur son sauveur. Emmanuel, étrangement, aujourd'hui, il semblait moins porté à l'emmerder. Oliver le regarda un moment avant de se diriger vers le coin que le serdaigle avait quitté, pour s'assoir sur un bout de la cape du jeune homme après un lèger auquel il n'attendit pas de réponses :

- Tu permets ?
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Sam 21 Nov - 2:31


Bon, visiblement Oliver fumait, il avait la tête du gamin à qui l'on promet une sucrerie et il s'était empressé de prendre la cigarette : One point. Bon évidemment la fille était arrivée, sa vulgarité sous le bras. Ce n'était qu'un préjugé, mais Emmanuel sentait qu'il ne l'aimait pas beaucoup et ne lui trouvait strictement aucun charme ... Mais vraiment aucun, alors qu'en général il avait un regard plutôt gentil sur les gens, il n'aurait pas su dire en quoi mais cette fille lui semblait aussi vulgaire que si elle venait de sortir un chapelet d'insanités que même Emmanuel dans ses journées fastes n'aurait pas osé sortir, elle transpirait cette vulgarité par tout les pores de sa peau?

- Rien.. Garde moi ça !

- Je me disais aussi ...

Fit Emmanuel, innocemment sans ajouter le " je me disais bien que tu avais meilleur goût que ça ... " qui lui brûlait les lèvres alors qu'il cachait la cigarette que son vis à vis venait de fourrer dans sa main ... Oliver ne voulait donc pas que les gens sachent qu'il fumait ? Ouh il vivait dans l'illégalité, Emmanuel se promit de noter ce léger incident pour le ressortir au petit "délinquant" qui lui faisait face et était à présent happé par une sorte de poulpe humain sanglotant, dégoulinant de rimmel et reniflant. Bouh, Emmanuel n'aurait pas aimé être à la place du vert et argent ... Non pas que ça le dérange de serrer des filles en pleurs dans ses bras, en général il faisait ça assez naturellement et spontanément, mais elle ... Elle avait vraiment un effet répulsif quasi physique sur le serdaigle ... Et pourtant il ne la connaissait pas. Des impressions comme ça ... Il tira négligemment sur sa cigarette alors qu'Oliver, raide comme la justice, subissait les assauts pathétiques de sa sangsue. D'une certaine manière c'était plutôt drôle ce contraste et Emmanuel ne put empêcher un bref sourire d'étirer ses lèvres. Pas de sourires chaleureux pour cette fille, elle le dérangeait vraiment : sa présence l'agressait. Il était aussi déraisonné dans ses haines que dans son affection débordante à l'intention du monde entier. Et le serdaigle se permit m^me un sourire amusé à la remarque d'Oliver concernant le maquillage de la jeune fille ... Enfin maquillage ... Traînées peu ragoûtantes de masacara-rimmel-fond de teint - blush serait plus exact ... C'était vilain quand ça se répandait ainsi .... Il faudrait qu'il pense à dire à Isa de le maquiller avec des produits waterproof s'il ne voulait pas avoir l'air aussi pathétique ...
La fille partit d'un pas raide, drapée dans ce qui lui restait de dignité - pas grand chose donc - la tête haute, presque renversée en arrière histoire de bien faire comprendre au monde qu'elle était affreusement offusquée par l'indélicatesse que les autres avaient à son égard. Et Emmanuel allait faire une remarque somme toute assez désobligeante mais relativement pondérée par son ton humoristique et il eut à peine le temps d'ouvrir la bouche que déjà le serpentard lui intimait l'ordre de se taire. Emm tendit la cigarette à Oliver tout en glissant un :

- Moi ? Je ne dis jamais rien ....

L'innocence personnifiée alors qu'il offrait un regard limpide à Oliver qui allumait sa cigarette : le genre de regard qui fait qu'on vous donnerait le bon Dieu sans confessions et qui dénotait une nouvelle fois de ces petites amuseries pseudo théâtrales qui servaient à ponctuer presque tout ses discours, appuyés de mimiques expressives et d'envolées lyriques assez stupéfiantes de mauvaise foi ou de bêtise tant il poussait tout ce qu'il disait au maximum histoire de vraiment profiter du jeu qu'il menait.
Il suivit Oliver du regard qui s'assit sur sa cape après lui avoir demandé - une demande qui ressemblait beaucoup à une affirmation du point de vue du serdaigle mais il n'allait pas se vexer pour si peu - si il pouvait se permettre, ce à quoi Emmanuel répondit par une révérence extravagante et très grand prince il continua sur sa lancée :

- Mais permets-toi Ton Altesse, fais à ta guise.

Puis il reprit son expression habituelle et chaleureuse avant d'aller se laisser tomber à côté d'Oliver sur sa cape. Il soupira et tira une longue bouffée sur sa cigarette et presque aussitôt, son regard fut capturé par les eaux iridescentes du lac. Il se laissa aller à sa contemplation des reflets changeants de l'eau au soleil et de l'onde, ridée par le vent léger qui soufflait en cet après midi printanier. Bien que son visage se soit fait un peu plus grave et qu'il semble un peu perdu dans ses pensées, Emmanuel se sentait juste bien là. Une chaleur qui lui avait manqué toute la journée ... Peut être le simple fait d'avoir quelqu'un à ses côtés, quelqu'un qu'il apprécie... Enfin peut être que l'autre à côté aurait préféré pouvoir profiter de son espace vitale sans être forcément importuné par la présence d'Emm mais ça ... C'était son problème et pis d'abord c'était la cape d'Emm, si il était pas content, il étalait la sienne. Nanmého.
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Lun 23 Nov - 21:22

Il posa ses yeux sur le lac. Non d'un chien, quelle journée désagréable, cette fille, les futures vacances, Emmanuel. Il n'y avait que cette clope entre ses lèvres qui lui faisait du bien. Ouais bon le garçon à ses côtés ne lui avait encore rien fait, mais ça pouvait encore changer ça. Il tira une nouvelle bouffée de nicotine et soupira en laissant s'échapper la fumée. C'était délicat la manière de fumer, pour sa part, il ne faisait pas de cinéma.. Son regard dévia vers la gauche pour regarder le serdaigle auquel il avait emprunté un peu de territoire. Un bout de cape, en même temps, il n'allait pas s'en prendre le bleu, pour une fois qu'il acceptait de rester un peu avec lui. Peut être cherchait-il finalement cette manie de l'emmerder en agissant ainsi, ça lui changerait les idées au fond non ? Son Altesse avait en effet pris ses quartiers et ses aises, bien qu'il ne soit assis que sur une toute partie de la cape de son compagnon, les genoux collés à sa poitrine qu'un bras entourait. Oliver observa son compagnon. Perdu dans ses songeries, ce dernier avait le regard vissé sur le lac. Il secoua la tête doucement avant de reporter son attention devant lui. Étrangement, il se sentait s'apaiser là. La cigarette surement.

Il appréciait énormément le fait que le jeune homme n'est pas insisté sur la petite scéne désagréable à laquelle il avait assisté à l'instant d'avant. Passablement déjà agacé, il l'aurait fait payé d'en rajouter encore. D'ailleurs devrait-il peut être l'en remercier non ? Après tout, il ne lui avait pas encore monté à la tête là, il pouvait se montrer..chaleureux ? Non ça c'était pas possible mais disons courtois alors. Oliver sourit un peu et inspira doucement avant de lâcher ce petit merci, qui lui brûlaient les entrailles en sortant. C'était pas dur à dire mais avec certaines personnes, ça prenait des airs trop souvent illusoires. D'ailleurs, il s'attendait à le voir réagir mais tant pis.. Il avait fait un effort de son côté, ça serait le seul, qu'il en profite.. Il se surprit à se dire que ses petites scènes avec Emmanuel allait lui manquer. Ils avaient eu ces quelques mois là pour s'y amuser.


- Tu..rentres chez toi là ?

Banal, il ne voulait pas discuter mais savoir si il y aurait encore une personne heureuse de rentrer chez elle ces vacances. Non en fait, il cherchait quelqu'un avec qui partager son angoisse. Sauf que ça ne serait pas Manu, surement pas, ils ne se connaissaient pas pour ainsi dire.. Que savait-il de lui ? Rien.. Alors question stupide et inutile. Il referma la bouche et haussa les épaules avant de regarder sa clope entre ses doigts et d'ajouter presque trop rapidement d'une voix rauque.

- Oublies ça...

Il sauta sur ses pieds et s'éloigna sans le regarder. Il aurait du se taire, les gens avaient trop tendances à vouloir comprendre après, et il ne voulait pas en parler. Trop pénible, trop énervant, trop tout. Il jeta son mégot dans le lac et fourra ses mains dans ses poches. Il en avait marre de s'inquiéter pour une toute petite semaine de vacances. De voir sa mère surtout. Non pas qu'il ne l'aimait pas mais..Il la supportait de moins en moins.. Et elle était de plus en plus agaçante, à mettre les nerfs en pelote. Et lui ? Allait devoir encore enfiler son costume de gentil fils à papa... Il n'aimait pas ce rôle qu'on voulait lui faire endosser, il voulait vivre, s'amuser sans songer à son futur, hors.. C'était ce que ses parents lui interdisaient de faire. Noble et sang pur, il n'aurait pas pu naître pire. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux avant de revenir vers Emmanuel..

- T'en aurais pas une autre .....s'il te plait ?
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Lun 23 Nov - 22:44

Emmanuel aimait vraiment bien Oliver, il avait des côtés assez surprenants et inattendus tantôt hautain, fermé comme une huître et agressif, tantôt assez hardi et d'humeur à supporter des gens autour de lui pour se permettre de squatter le "territoire" des autres sans la moindre gêne. Le serdaigle souriait, il n'aurait pas vraiment su dire comment il avait commencé à embêter Oliver, ni quand d'ailleurs : ce dernier faisait partie de sa routine et il sentait que cette semaine de vacances à ne pas pouvoir le taquiner gentiment allait être longue ... Non mais c'est vrai, Emmanuel s'éclatait toujours avec Oliver bien qu'il puisse raisonnablement se demander si l'autre ne craquait pas un peu parfois...
Emmanuel se tourna sur le côté quand Oliver lui demanda s'il rentrait chez lui et il sentit son sourire se crisper instinctivement... Etait-il réellement obligé de lui faire repenser à cette foutue échéance qui ne faisait que se rapprocher et lui faisait monter la pression à vitesse grand V. Le serdaigle glissa un regard ombrageux entre ses cils à l'intention du jeune homme ... Voulait-il réellement une réponse ? Ah ! Il se relevait précipitamment et ... lui demandait d'oublier sa question ? Ca le gênait à ce point là ? Emmanuel restait interdit face à la réaction du vert et argent et il haussa un sourcil interrogateur en voyant l'autre partir précipitamment vers le lac, jeter son mégot et revenir vers lui ... Entre temps, Emmanuel avait eu temps de se redonner une contenance et son sourire brillait de nouveau quand il glissa une cigarette dans la main en lui glissant un "pas de soucis" qui ressemblait plus à un soupir qu'autre chose avant d'inspirer assez profondément histoire de se donner un peu de courage, après tout, Oliver avait visiblement pris sur lui pour lui poser cette question alors s'il se dérobait aussi facilement, il n'aurait plus aucune excuse pour essayer à nouveau de le faire parler. Et Dieu savait que c'était pas évident de nouer un semblant de conversation avec ce serpy entêté.

- Oui, je rentre chez moi. Il faillit s'arrêter ici, mais après tout pourquoi s'arrêter quand on était partit en aussi bon chemin ? D'autant plus qu'en temps normal il était moins réticent à évoquer le marasme social et affectif qui régnait dans le manoir MacAlistair ... Même si le sujet ne le faisait pas sauter de joie quand il se sentait obligé de l'aborder. ... Et très honnêtement ... Je me prend à regretter la période bénie du dôme ...

Et c'était à peine excessif de le dire ainsi, évidemment, le dôme le restreignait dans sa liberté et il ne supportait pas cette sensation d'enfermement, mais au moins il n'avait jamais eu à s'inquiéter de ses géniteurs et n'avait reçu aucune des lettres ignobles de son père ... Là il les avait toutes reçues d'un bloc ... Dur. Il en aurait presque pleuré de rage tant il les avait trouvées odieuses ... Il avait d'ailleurs faillit toutes les brûler dans un accès de rage et ne comprenait même pas pourquoi il continuait de lire ces horreurs qui lui retournaient le coeur et l'estomac à chaque fois et le laissait dans un état pitoyable et les nerfs en pelote d'épingle. Dans ces moments là, il n'y avait plus que le piano pour le calmer ... ET la dernière fois il était tellement enragé qu'il n'avait pas réussi à tirer le moindre morceau de correct de son instrument tant ses mains tremblaient. Enfin passons, ça ne servait à rien de se tourner les sangs pour ce genre d'imbécilités et de toutes manières il se devait de prendre sur lui pour ne pas totalement couper les ponts avec ses parents dans un excès de colère .. Self control : life is cool.
Emmanuel clôt donc sa sortie par un sourire assez chaleureux pour sembler honnête : il ne cherchait pas à faire pleurer dans les chaumières d'autant qu'il détestait se ridiculiser ou inspirer la pitié. Enfin se ridiculiser ... Il n'aimait ça que quand il le faisait sciemment. Et il se détourna donc avant d'aller se rasseoir sur sa cape et de sortir à lui aussi une seconde cigarette, ayant balancé son mégot un peu plus loin d'une chiquenaude, et se l'alluma d'un air pensif avant de demander à Oliver, doucement.

- Toi aussi tu rentres chez toi ?

Il posa un regard limpide sur Oliver, mais la question n'était pas aussi innocente qu'elle aurait pu paraître au premier abord bien que nul agressivité ne transpire de sa voix, il le mettait presque au défi d'oser un commentaire quant à son attitude comme de nombreuses personnes pouvaient se permettre : " han comment tu parles de tes parents ! Ca se fait pas ! ". En général, ça avait le don de l'énerver. Et ce n'était définitivement bon pour personne quand il perdait son flegme quais légendaire et décidait de laisser ses nerfs à vif décider de sa conduite ... La plupart du temps, les gens étaient assez choqués pour lui foutre la paix : comme beaucoup de personnes calme; quand il s'énervait, Emmanuel n'avait plus aucune limites et pouvait se montrer particulièrement méchant.

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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Mar 24 Nov - 21:16

La nicotine apaisait ses sens. Il se sentait mieux déjà. La seconde clope qui avait glissé dans sa main était déjà dans sa bouche et allumée. Il inspira doucement en fermant les yeux. Il ne savait plus comment ni pourquoi il avait commencé à fumer, mais il y avait des jours, il ressentait comme le besoin de tenir une cigarette entre ses doigts, un besoin à satisfaire. Ça lui faisait la même chose avec la drogue mais moins. Heureusement, il savait que s'il commençait à en consommer régulièrement, il finirait par se faire prendre, ce dont il n'avait pas envie du tout. Son image de mec sérieux ne devait en aucuns cas se fissurer, surtout chez ses parents, à Poudlard, il avait deux facettes, chez lui une seule..Il détestait ce masque qu'il était obligé de porter pour faire bonne figure, il détestait tout cet univers dans lequel il baignait depuis son enfance. Il y avait encore quelques années, ça ne le dérangeait pas vraiment, mais depuis cette année, il se rebellait un peu.. trop même. Il était trop changeant.. Il s'en rendait compte en plus .

Il finit par revenir s'assoir près d'Emmanuel dans un soupir. Il ne voulait pas partir en fait. Il avait des réactions puériles, mais il ne voulait pas s'épancher sur sa famille, même à Rachel qui en plus la connaissait assez bien il ne disait rien. On ne pouvait pas dire du mal de sa famille quand on avait tout ce qu'on voulait depuis son plus jeune âge. Et c'était vrai, il ne manquait de rien, respirait la noblesse à plein nez, était bien élevé, trop peut être. Il se souvenait encore comment il était assez...coincé à son arrivée au château. Un petit fils à papa trop parfait, trop au dessus de tout. Mais en grandissant et surtout grâce à Leo, il apprit à se lâcher et cet été, il ne s'est pas gêné pour le faire bel et bien dans le dos de ses parents. Les fêtes moldus, rien de tel pour se bourrer la tronche, fumer un crack, et prendre du plaisir à se laisser aller. Ah ce qu'il les regrettait ces fêtes. Emmanuel a sa plus grande surprise répondit quand même à sa question, le serpentard se crispa. Il pouvait pas se taire ? Il se referma totalement, s'il s'attends à ce qu'il en fasse de même, se confesser, il pouvait toujours attendre.

Il aprit tout de même que le jeune homme regretter le dôme. Le vert et argent abandonna son masque de froideur pour le regarder étonné. Il ne pouvait pas décemment avoir la même vision des choses que lui si ? Parce que oui, il en était venu à se dire la même chose, que même si le dôme entravait leur liberté, c'était une bonne chose pour certains aspects de leur vie. Ses doigts se crispèrent sur sa clope qu'il gardait en suspend dans les airs. Il regarda les lacs pour éviter de lire sur le visage du serdaigle les mêmes angoisses que lui. Enfin les mêmes, mais pas les mêmes raisons de ce rejet là. Il soupira en baissant les yeux sur ses chaussures comme soudainement inspiré par leur propreté. Il s'interrogeait à vrai dire sur la teneur des propos d'Emmanuel, pourquoi être aussi amère, qu'y avait-il chez lui pour qu'il parle de la sorte ? Le serpentard releva la tête pour croiser le regard pétillant du serdaigle. Il déglutit. Voilà, il s'y était attendu. La question boomerang, il pâlit avant de détourner les yeux. Il inspira doucement, tirant une nouvelle bouchée de nicotine, d'un geste fébrile.


- Je.. Oui....Et pour tout avouer, ça m'angoisse assez.... Si je pouvais rester ici, je le ferai mais j'ai pas vraiment le choix..

Il en avait trop dit, il se tut abruptement, détournant volontairement la tête cette fois pour regarder un point invisible. Son cœur se mit à battre. Qu'il fasse, ne serait-ce qu'un seul commentaire, il lui foutrait un poing dans la gueule. Il regrettait déjà d'avoir ouvert la bouche, il ne savait même pas pourquoi, il lui disait ça à lui alors que finalement il ne le connaissait même pas ! Il n'en avait rien à foutre de lui ! C'était qu'un petit merdeux comme un autre, sexy en diable d'accord, mais rien d'autre. Rien ne l'attachait à lui, à part cette journée d'aujourd'hui maintenant. Il soupira et ramena ses genoux contre sa poitrine et n'ajouta rien. Il ne voulait pas partir mais pas parlait non plus. Il en savait assez, trop, alors il ne dirait rien de plus. Il termina sa cigarette d'un geste nerveux. Il était nerveux, anxieux...
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Mar 24 Nov - 23:12

Le regard d'Emmanuel restait fixé sur Oliver en l'attente d'une réaction, mais l'autre semblait totalement absorbé et par la contemplation du lac, et par celle de ses chaussures ... Etonnant, Emmanuel s'attendait presque à ce qu'Oliver se foute ouvertement de lui et lui dise d'une voix très hautaine et aristocratique - ce qu'il haïssait le plus - que quand on avait tout depuis sa naissance comme lui on évitait de se plaindre et on s'estimait heureux de ce qu'on avait ... Il y avait longtemps, un inconscient s'était permis cette remarque qu'Emmanuel trouvait déplacée au possible ... Comme si l'argent et le confort matériel valaient une réelle chaleur humaine ... Pitoyable ... C'était ce que se disait Emmanuel, qui avait visiblement décidé de broyer du noir alors qu'au départ il avait abordé Oliver pour se changer les idées ... Pfff ...

-Je.. Oui....Et pour tout avouer, ça m'angoisse assez.... Si je pouvais rester ici, je le ferai mais j'ai pas vraiment le choix..

Là, Emmanuel était vraiment surpris et il faillit sursauter tant la déclaration du jeune homme le prenait de court ... Ah oui, à ce point là ... Emmanuel détailla le serpentard du regard, Oliver avait brusquement détourné le regard et tirait fort sur sa cigarette, Emmanuel aurait presque plus se laisser aller au mimétisme tant la situation du mignon serpy lui semblait similaire à la sienne et tant il se retrouvait dans la plupart de ses réactions ... Il dut résister à l'impulsion première qui lui était venue : à savoir serrer Oliver dans ses bras comme il aurait tant aimé qu'on le fasse pour lui, mais il se retint en se disant que la fierté du jeune homme ne supporterait certainement cette marque d'affection purement protectrice. Définitivement non, et Emmanuel ne se sentait plus du tout la force d'encaisser un coup et ce serait vraiment mauvais pour son ego et son image de marque de fondre en larme en se tenait une joue qui aurait doublé de volume ... Il se contenta de soupirer et de ramener ses genoux contre sa poitrine et tira longuement sur sa cigarette. Et de souffler, assez bas.

- Eh bien en ce cas on est deux ...

Il n'était pas sur qu'Oliver l'ai entendu mais au moins c'était dit, et étrangement, il se sentait un peu plus léger de pouvoir parler de ça à quelqu'un qui lui ressemblait. Il tira de nouveau, pensivement, sur sa cigarette et apprécia pleinement l'afflux de fumée dans ses poumons malgré le fait qu'il sente sa gorge un peu nouée. Le stress de son compagnon était presque palpable et il céda finalement à son impulsion première qu'il avait néanmoins revue à la baisse et se contenta de lui presser doucement l'épaule, plus un signe de solidarité qu'autre chose.

- Heureusement il y a le piano.

Il ne savait pas trop pourquoi il disait ça, pour Oliver ça ne devait pas avoir beaucoup de sens, mais pour Emmanuel, le mot piano ne désignait pas que l'instrument en lui même, c'était sa catharsis, son purgatoire, son ami le plus intime, son amant le plus fidèle, un compagnon éternel dont il savait qu'il serait toujours ses côtés. Quand il en parlait, ces sentiments transpiraient de sa voix et il semblait exalté, mais il ne disait jamais clairement à quel point il se sentait dépendant et redevable à son instrument, à quel point il tenait sa relation comme privilégiée et irremplaçable : totalement déraisonnable en fait.


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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Mer 25 Nov - 1:37

Le vert et argent finit par soupirer doucement en posant son menton sur ses genoux. Il n'aimait pas cette sensation confuse d'angoisse. Pour un peu, il en vomirait tant que l'idée de rentrer lui tordait le ventre. C'est pas que ça serait terrible mais insupportable, invivable pénible et tout le reste dans cette panoplie là. Il connaissait sa mère, même si elle ne l'avait jamais aimé au fond, il la connaissait quand même, pouvait prévoir ses sautes d'humeurs mieux que personne, savoir quand elle était sincère, quand elle mentait. Il avait pensé tellement de temps à guetter un sourire tendre dans son enfance qu'il la connaissait par cœur. Un peu trop d'ailleurs, surement ce qu'il lui faisait peur à ce jour, parce que même si elle n'est une mère aimante à proprement parler, elle sait aussi reconnaitre son fils. Il sait qu'un jour tout ses penchants obscènes seront découverts, l'alcool la drogue ou encore son côté homosexuel. Il est bi certes mais aime quand même les hommes.

Lui qui s'était attendu à une moquerie, un rire ou autre dans ce genre se trouva au final prit au dépourvu. Emmanuel ne fit rien de tout ça. Ils n'étaient plus aujourd'hui les deux gamins fanfarons en foire qui n'arrêtait de s'embêter l'un l'autre jusqu'à qu'un des deux craque. Non ils étaient du genre passif, calme et étrangement ils ne se crêpaient pas le chignon comme ils avaient donné l'habitude de se faire voir. Non aujourd'hui, ils avaient un peu dépassé ce jeu d'enfant pour face à leur situation respective en adulte, ou d'une manière plus mature. Oliver continua à fixer son point invisible se perdant encore dans ses songeries. Dire qu'il était initialement sorti pour se changer les idées, voilà qu'à cause de ce serdaigle de malheur, il recommençait. Il se redressa, allongeant ses jambes devant lui et termina sa seconde cigarette en gardant le mégot entre ses doigts. Il éprouvait le besoin de tenir quelque chose. il évacuait un peu son stress comme ça. Emmanuel lui pressa l'épaule, Oliver résista au réflexe de se dégager et adressa un sourire reconnaissant à son compagnon.

Mais la suite de ses paroles, il se surprit de l'envier. Il le regarda longuement. Il avait un piano pour oublier ? Pour évacuer ? Lui n'avait jamais totalement adhéré à la musique, peut être parce qu'on l'avait forcé à s'y intéresser. Il s'était vite buté contre ce nouveau exercice qu'on lui demandait. Un gamin ne devrait pas passer son enfance assis devant un bureau à étudier. Il avait fini par détester ses professeurs qui l'empêchait de rêvasser à la liberté. Il haussa les épaules, lui un piano, ce n'était qu'un instrument dont il connaissait pour ainsi dire la composition sans saisir le sens véritable de la musique.Il reposa son regard clair sur le lac avant de sourire en coin. Un piano.. Ridicule, lui préférait de loin l'évasion par l'absorption de produits illicites ou par un enivrement des sens, plutôt que la musique..elle n'était rien pour lui, vraiment rien, mis à part une obligation, une épreuve forcée. "c'est noble le piano", c'est pourri oui. Pas pour lui. Il ne jouerait plus jamais du piano. Plus jamais il ne toucherait une touche blanche où il s'était fait torturé les doigts. Il n'y avait rien de plus douloureux qu'un tiroir en bois vous tombant sur les doigts.Étrangement comme en souvenir de la douleur, Oliver déplia et replia ses doigts plusieurs fois de suite avant de secouer la tête.


- si tu le dis..
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Jeu 26 Nov - 1:25

Ouch, quand il voulait bien sourire et sincèrement et arrêter de tirer une tête de dix pieds de long, il était carrément canon le petit Oliver, non vraiment ça l'illuminait carrément et Emmanuel se laissa aller à le détailler et à apprécier la trace fugace qu'avait laissé le sourire du jeune homme dans ses yeux. Le regard et le sourire d'Emmanuel se firent de nouveau chaleureux comme s'il passait sur tout ce qui s'était auparavant, comme s'il voulait passer à autre chose : il préférait tout de même nettement le visage souriant d'Oliver que l'air angoissé et torturé qui transparaissait légèrement derrière le masque de froideur. Bon, comme il y avait un bémol à tout, il n'aimait pas le piano et alors que le serpentard regardait ses mains, Emmanuel fit de même, mais son visage semblait éclairé d'une lueur passionnée, lui qui était un grand lecteur se souvenait d'un passage d'un livre de Jack London où un homme piégé par la neige, craignant de ses faire attaquer par des loups, regardait ses mains et les admirait, comme la forme suprême de la perfection humaine, ce qu'il y avait de plus beau chez l'homme : un véritable ouvrage de maître. Cette admiration pouvait se lire dans les yeux d'Emmanuel.

- C'est ma catharsis ... Ca m'éclate plus que n'importe quelle beu ...

Il disait ça, l'air absent absorbé à la fois dans la contemplation de ses mains et à la fois dans la relation qu'il avait au piano ... Il se sentait, à force d'y penser, le besoin impérieux d'aller caresser les touches blanches et noires de son magnifique instrument. Il n'était absolument plus dans le même monde que le serpentard et se sentait comme environné de musique, partit dans son univers de blanches et de croches, l'air rêveur. Objectivement, comparer le piano à de la drogue n'avait rien d'exagéré, il aurait même pu pousser le vice jusqu'à le comparer à une drogue dure. Il ressentait un besoin physique presque douloureux de jouer toujours, c'était toujours son réflexe premier quand il n'allait pas bien, avant même d'aller voir un ami ou Isa : aller jouer pour se vider totalement la tête, la version piano de ces rock stars qui se déchaînaient avec leurs guitares électriques comme à la poursuite du tout dernier espoir avant de se briser, cependant, Emmanuel respectait trop son instrument pour l'abîmer dans un accès de colère ... Il l'avait déjà fait et s'était sentit à peu près aussi mal que s'il avait frappé Isa ou Lizzy .. L'angoisse ... Et il s'en voulait à mort à chaque fois.

Il était bien forcé d'admettre que pour une fois le désir de ses parents de lui donner une éducation "comme il fallait" avait bien porté ses fruits ... Voir même trop à leur goût ... Bien fait. Ils auraient voulu un mâle virile, une sorte de boule de muscles et d'agressivités : un militaire quoi ... Résultat, ils se retrouvaient avec un rêveur anar', complètement barré dans sa musique - bohémien selon leurs propres termes - et cerise sur le gâteau : homo. ET inutile de tenter de le raisonner sur aucun de ces points : Emmanuel était un esprit libre et indépendant ... Et peu importait à quel point il souffrait de l'indifférence et de la désapprobation clairement exprimée de ces derniers. RIen que le fait d'y repenser réussit à troubler l'air serein qui s'était peint sur son visage ... Jusque dans ses rêves ils venaient lui pourrir la vie. Il prit un air indigné et se tourna, l'air visiblement choqué vers Oliver, il lâcha.

- Mais même quand je rêve ils trouvent le moyen de me pourrir la vie ces cons !

C'était dit sur un ton vibrant d'indignation tant cette intrusion dans son univers privé l'offusquait jusqu'à l'os. Les yeux grands ouverts, on lisait clairement l'indignation dedans et il se sortit une cigarette l'air ulcéré,il la portait à ses lèvres et proposa le paquet à Oliver sans y réflachir. Il devrait avoir l'habitude à force : ils lui pourrissaient tellement la vie sur tous les points qu'il finissait toujours forcément par y revenir, et à chaque fois il se sentait profondément agressé, comme s'ils réussissaient à violer son intimité et sa bulle ... IL s'alluma sa cigarette et tira dessus, avec ce même air offusqué. Non vraiment ça ne pouvait plus durer.

- Non mais ça tourne à l'obsession toutes ces conneries !

Grona Emmanuel contre lui même avec une agressivité qui ne lui était pas coutumière vibrant dans sa gorge, comme un grondement. Non, ça ne pouvait plus durer, il commençait à s'essouffler. Il n'aimait pas laisser ainsi l'agacement et l'agressivité prendre le dessus sur son humeur, il préféra se lever et faire quelques pas un peu plus loin avant de retourner s'asseoir sur son coin de cape, il avait complètement occulté Oliver. Et il ne remarqua à nouveau la présence de ce dernier que quelques secondes plus tard ... Il parut gêné

- Excuse-moi ...

Grommela-t-il, tentant de dissimuler sa gêne et la colère qu'il ressentait contre lui-même et contre ses parents. Néanmoins son regard était un peu plus fixe qu'habituellement et une violence contenue semblait bouillir dans ses yeux au vert si particulier.
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Jeu 26 Nov - 19:39

Oliver n'avait franchement pas la moindre idée de ce que la musique pouvait être, mais alors pas du tout. Pour lui, elle n'était qu'un calvaire parmi tant d'autres. Pour ça qu'il en voulait à ses parents, au fond son enfance n'avait été que leçons et encore leçons. Il avait appris tout et n'importe quoi. Imaginez un peu l'émerveillement qu'il eut par rapport à sa nouvelle vie à Poudlard, il était libre au château alors que ce n'était pas le cas chez lui, libre, certes encore un peu coincé par son éducation, mais ses relations y aidant, il se fit sa place, son caractère et aujourd'hui, il se rebelle face à l'autorité parentale. Face à une image qu'on voulait de lui, qu'il ne souhaitait pas donner toute sa vie. On lui avait pris sa jeunesse, ces années où un enfant est censé s'amuser pour le faire éduquer, il rattrapait cela à présent , en participant à des fêtes moldues dans le dos de ses parents en goûtant aux vices, tel que la drogue, la nicotine ou l'alcool. Un petit noble dévergondé.

Oliver tourna la tête vers lui, sa quoi ?? Catharsis ? Qu'est ce que ça voulait dire ça ? Il l'observa. Emmanuel semblait parti bien loin là. Le serpentard fut bien tenté de le secouer pour le sortir de sa léthargie. Le serdaigle était vraiment à milles lieux de là. Oliver soupira d'agacement. Pour une fois, qu'il se montrait presque content de tenir compagnie à quelqu'un ben l'autre s'envolait dans les hautes sphères de la réflexion. Pour un peu, il aurait bien voulu savoir à quoi il pensait là. Mais à défaut de lire dans les pensées, il l'observa en silence. Perdu dans ses songes, le serdaigle avait pris un air rêveur, lointain. Oliver admira ses yeux pétillants d'une lueur qui lui était inconnue, comme s'il voyait une merveille que lui ne voyait pas. Comme si Emmanuel avait rencontré une lumière qui lui était pas donnée de voir. Un soupir doux lui échappa. Il se reprit en secouant la tête. Et il lui prenait quoi là ? Le vert et argent passa une main sur sa nuque soudainement raide.

Emmanuel le surprit toutefois. Alors qu'il commençait à s'habituer à l'étrange silence qui s'était installé, le serdaigle explosa soudainement manquant de le faire sursauter. A vrai dire, il s'était laissé pénétrer par le calme environnement, lui brisait tout ce qu'il venait de construire pour s'isoler. En plus l'air choqué que prenait son visage, le déstabilisa plus qu'autre chose. D'une, il ne voyait pas de qui il pouvait bien parler, et de deux cette saute d'humeur était loin de lui être connu. Pour un peu, il aurait pris peur de ce changement de personnalité complète. Jamais il n'avait vu chez le serdaigle ! Jamais, même les jours où il l'avait poussé à bout, jamais il n'avait vu ce visage déformé devant lui. Il se mordit la lèvre. Et cette voix vibrante de colère l'étonna. Il ne répondit absolument rien à ça, trop surpris, sous le choc de découvrir une facette qui lui était inconnue jusqu'à ce jour. Il saisit machinalement le paquet de cigarette qui lui fut tendu, sans cesser de regarder le serdaigle.

Par Merlin, s'il s'y était attendu à ça ! Il était carrément sur le cul. Il était presque plus agressif que lui. Mais vraiment, en plus il semblait touché par quelque chose qui lui échappait , et pour un peu, Oliver lui aurait demandé de quoi il en retournait sauf que le serdaigle lui échappa en sautant sur ses pieds et en s'éloignant. Le serpentard en fut presque vexé, Emmanuel l'avait carrément rayer de son existence là ! Bon ok il était en colère contre il ne savait pas quoi mais de là à l'oublier au profit de ce sentiment ? Il allait s'en aller quand il revint s'installer près de lui. Pour la deuxième fois, il le surpris. Oliver n'en revenait pas ! Il s'excusait en plus !! malgré qu'il semblait encore habité par cette colère vibrante, elle était presque palpable. Oliver se permit de serrer l'épaule de son compagnon la pressant de manière à le détendre un peu.


- Euh.. y'a pas de quoi.. Tu..veux en parler un peu ?
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Ven 27 Nov - 1:14

Emmanuel se sentait mal de s'être laissé aller, surtout devant Oliver ... Il détestait perdre le contrôle en public et c'était un peu pour ça qu'il semblait si gêné, ça faisait partie des choses qu'il préférait garder pour lui comme quelque chose de trop violent pour qu'il puisse se permettre de le laisser sortir comme ça ... Il n'aimait pas et craignait cette violence intrinsèque à sa personnalité et tentait réellement de prendre sur lui pour se calmer. Il n'aurait même pas su dire pourquoi il craquait maintenant. La fatigue, le stress ... Peut être juste la lassitude ... Il n'aurait pas su donner de réponse précise ... Et comme il n'aimait pas trop se regarder le nombril ... Toujours était-il que le Serdaigle fut surpris - agréablement surpris certes, mais surpris quand même - quand Oliver lui serra l'épaule de la même manière que lui-même l'avait fait quelques minutes plus tôt. ET quoi ? Il le ... réconfortait ? Il le poussait à se confier ... Si Emmanuel avait été vraiment vache, il lui aurait pris la température, mais une fois son expression surprise passée, il affichait un air reconnaissant à l'encontre du serpentard, il était vrai que de son côté, il écoutait beaucoup les autres, tentait de les aider et se posait dans le rôle du confident, mais il était rare qu'il se lâche au point de se confier totalement, ça le gênait beaucoup d'en parler à coeur ouvert avec Isa car elle faisait partie de la famille ... ET il n'avait pas envie d'ennuyer ses amis avec ces histoires à longueur de temps : sa propre faiblesse l'énervait bien assez pour qu'il n'ait pas envie de l'étaler. Le jeune homme soupira, il ne pouvait pas réellement envoyer Oliver sur les roses et il était réellement touché par cette attention qu'il avait eu envers lui. Le genre de gestes simples qui vous réchauffent le coeur ... Emmanuel ramena ses genoux contre sa poitrine. Et se détournant du visage d'Oliver - il ne se sentait pas de le regarder en face pour lui faire ce genre de confidences affreusement gênantes ...

- Mes parents et moi entre tenons une ... relation, si tant est que l'on puisse donner un nom à ce qui nous unit, assez ... tumultueuse ... Je ne suis pas ce qu'ils veulent que je sois et je n'en démords pas.Et on va dire que je suis le seul à faire des efforts pour tenter de garder des liens sans avoir à me trahir moi même ... Et je sais que si je craque là bas tout ce que j'ai tenté de protéger jusque là sera définitivement perdu ... Et honnêtement ça me fout la pression ces conneries ... Il se sentait assez léger de pouvoir se livrer ainsi, en réalité il ne craignait plus vraiment le jugement d'Oliver. Il se tourna vers le serpentard et lui sourit, d'un mélange de reconnaissance et de chaleur. Merci de m'avoir écouté, et surtout excuse moi, tu n'as pas à subir mes saut d'humeur. C'est à moi de me débrouiller pour prendre assez de distance avec ces conneries pour qu'elles ne virent pas à l'obsession ...
Il glissa de nouveau à Oliver un regard d'entre ses cils où brillait un mélange de sérénité et de chaleur. Se confier ôtait vraiment un poids et il souffla au jeune homme un "merci" quasi inaudible. Etrangement, il se sentait bien et ne tenait pas à quitter cette espèce de bulle de chaleur qu'il sentait autour de lui et dont il espériat qu'Oliver la sentait aussi. Si on lu iavait dit un jour qu'il se confierait sur sa vie familiale à sa "tête de turc" attitrée, son Oliver personnel, il ne l'aurait probablement pas cru et il admettait bien que jusqu'à présent il n'avait jamais vraiment cherché à connaître ce fier et sarcastique serpentard et découvrait une facette de lui dont il n'avait même pas soupçonné l'existence.
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Sam 28 Nov - 0:11

Par Merlin, y a un truc qui clochait aujourd'hui non ? C'était lui qui réconfortait cet abruti de serdaigle qui prenait son pied à lui pourrir les journées quand une occasion s'en présentait ! Ça n'avait aucun sens que diable ! Oliver relâcha l'épaule de son compagnon assez vite, manquerait plus qu'il pense qu'il soit son ami après ça. Ok peut être parce que le fait qu'ils aient tout les deux des problèmes avec leurs familles jouait un rôle, mais ça n'ira pas plus loin qu'aujourd'hui. Non ce qu'il se passait aujourd'hui restait près de cette rive du lac, après oublié le Manu en colère et le Oliver amical ! Zappé, fini, ils reprendraient leur relation de « je t'emmerde, tu m'emmerdes ». En plus, il regrettait son geste spontané, fut la surprise qui se peignit sur son visage.. C'était bien sa vaine, il réprima un gros soupir et écouta Emmanuel, au moins il acceptait de lui en dire plus.

Il avait une relation difficile avec ses parents ? Ah ben tient, comme lui. Sauf que c'était pas vraiment une relation pour sa part, il n'avait qu'un rôle à remplir, banni les tendres sentiments, même son père qui pourtant semblait un peu plus attaché à sa personne que sa mère, le considérait que comme son héritier, un chef d'œuvre à façonner pour voir son œuvre reprendre sa suite. Manu c'était tumultueux ? Dans quel genre ? Lui c'était la grande froideur aristocratique. Des fois, il se demandait si ses parents s'étaient au moins aimés.. juste même un peu. Ils faisaient chambre à part depuis tellement longtemps.

Oliver reçut le sourire du bleu et bronze, gêné. Non mais vraiment qu'il ne se fasse pas trop d'idées ce mec. Il n'avait pas envie de faire de lui un ami. Il ne lui avait proposé de confier que.. pour comprendre, oui voilà comprendre ! Après ça ne représentait rien pour lui, quoiqu'il était quand même touché qu'il se confie sans hésiter comme ça. Emmanuel était un type impressionnant … Deux extrèmes semblaient vivre en lui .. deux opposés, la colère et le calme.. Le soleil et la nuit. Le serdaigle le remercia, Oliver toujours aussi silencieux haussa les épaules. C'était rien après tout pas la peine de le remercier pour ça quand même. Il passa une main sur sa nuque, mal à l'aise. Il n'aimait pas se faire découvrir de la sorte, et Manu venait lui de découvrir son côté sensible qu'il prenait pourtant soin de dissimuler à tous. Il soupira et alluma la clope qu'il avait pris, se rendant compte qu'il avait vraiment dressé l'oreille pour l'entendre.


C'est rien...


Ca lui foutait les boules quand même, de se dire qu'il se sentait bien là. Un espéce de monde où finalement mis à part son malaise, il se sentait bien. Où quelque chose dans ce genre là. Il tira une bouffée de fumée, laissant ses poumons s'imprégnaient de la douceur chaleur avant de recracher la fumée en un mince filet grisâtre. La nicotine, une merveille pour les nerfs. Il lui rendit d'ailleurs son paquet en le regardant. Emmanuel était vraiment explosif n'empêche. Le serpentard se surprit un instant à se demander s'il était aussi passionné qu'il pouvait être en colère.. Il secoua la tête pour chasser cette idée avant de reposer son regard clair sur le lac. Il se taisait, il n'aimait pas parler, à vrai dire..
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Sam 28 Nov - 1:47


Ca faisait un bien fou de pouvoir se confier à quelqu'un de cette façon, sans craindre de jugement ni de "retour", il pensait Oliver assez droit pour ne pas crier tout ce qu'il venait de lui dire sur tout les toits ... En fait il en était presque intimement persuadé, c'était le genre de personne en qui on pouvait avoir confiance même si dans leur cas cela se ramènerait sans doute à un interlude éphémère au vu de leur relation qui tenait plus du jeu et du défi que de l'affection à proprement parler même si Emmanuel n'avait jamais ressenti la moindre animosité à l'encontre du serpentard, il le trouvait juste à mourir de rire brassant tous les clichés du bon fils de famille mais avec quelque chose en plus derrière qu'il n'aurait pas su définir ... Enfin. Peut être se faisait-il des idées, mais la conversation qu'il venait d'avoir avec lui confortait le serdaigle dans son idée que celui qui se cachait derrière le masque de la froideur et du mépris gagnait vraiment à être connu. Emmanuel ne pu s'empêcher de sourire de nouveau au serpentard quand il lui dit que que ce n'était rien.

- Pas pour moi.

Encore une fois, sa franchise parlait pour lui et il n'avait aucune espèce de honte à exposer ainsi ce qu'il ressentait aux yeux de son interlocuteur. La vérité était telle qu'il venait de la dire et il ne pensait pas avoir à s'en cacher, surtout pas aux yeux de quelqu'un qui venait - presque sans le connaître - de lui servir de confident, quelqu'un d'extérieur à son cercle qui venait d'entendre plus en trente secondes sur la situation familiale du jeune homme que certains de ses proches en sept ans. Emmanuel ferma les yeux en aspirant une bouffée de fumée qu'il sentit ses propager dans ses poumons avec un plaisir évident. Il sourit de nouveau à Oliver quand celui ci lui rendit son paquet de cigarettes qu'ils avaient tout de même sérieusement entamé depuis tout à l'heure ... Bah, il en avait d'autres et il ne fumait pas à économie, d'autant plus que là il se sentait mieux, libéré pour quelques minutes de ses inquiétudes. Rien que pour ça, il se sentait profondément reconnaissant envers Oliver. Même s'il savait que très bientôt ils reprendraient leur relation d'avant à tout le temps se chercher des noises ... Rectification : Emmanuel à pourrir la vie d'Oliver et se faire copieusement insulter et envoyer paître. C'était bien ça, des certitudes, une routine régulière ... D'une certaine manière c'était assez plaisant d'avoir ce genre de repères dans la vie même si le serdaigle aurait bien aimé connaître un peu mieux cette facette cachée du vert et argent.
Mais comme il ne fallait pas abuser des bonnes choses comme disait cette expression populaire qu'Emmanuel trouvait profondément stupide, il allait sortir de cette bulle dans laquelle il se sentait bien pour entreprendre une toute autre sorte de communication avec son piano : ses doigts le démangeaient. Il se tourna vers Oliver et lui sourit de nouveau en lui tenant la main.

- Demain on met fin à la Paix des Braves ?

Emmanuel trouvait l'expression fort appropriée et l'espèce de pied de nez qu'il faisait par là aux valeurs de son père lui plaisait d'autant plus, et oui : il se donnait jusqu'au lendemain avec cette question qui n'en était pas une. Après tout il n'était pas obligé de s'en aller immédiatement, si ? Il pouvait bien profiter encore de cette bulle de chaleur et de cette sérénité qu'il ressentait. La sérénité avait goût de nicotine était il en train de se dire alors qu'il attendait la réponse d'Oliver, les yeux brillant d'un éclat un peu joueur.
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Lun 7 Déc - 22:19

Terrible journée, tout de même. Vivement qu'elle se termine. Oliver soupira à nouveau avant de tirer sur sa cigarette une nouvelle fois. Il en était à combien là ? Deux- trois clopes en quelques minutes ? Il allait devoir se calmer un peu là. S'il rentrait avec une odeur nauséabonde de cigarette imprégné dans ses vêtements ou même ses cheveux, sa mère ne manquerait pas de lui faire une scéne, même sur le quai de gare, elle en serait bien capable pour l'humilier encore un peu. Il ferma brièvement les yeux avant de les ouvrir pour rencontre le regarda bleuté d'Emmanuel. Il lui adressa un mince sourire. Autant profiter jusqu'au bout de cette trève non ? Surtout que le serdaigle semblait porter une importance à ce qu'il venait de se passer.. Mais juste aujourd'hui, demain, il lui fera payer ça, cette soudaine complicité, même si elle n'était pas désagréable, loin de là...

Emmanuel lui tendit alors la main, Oliver le regarda faire. La paix des braves ? Il hocha la tête avant de serrer sa paume. D'accord, demain, tout rentrerait dans l'ordre pour l'heure... Pour l'heure, ils auront l'occasion de réfléchir un peu à cette conversation. Pour sûr qu'il n'allai pas l'oublier pour sa part. Il n'aurait jamais pensé que cette figure joueuse et toujours pleine de vie pouvait cacher milles et un secret douloureux, comme une famille avec qui on s'entend pas ou un caractère coléreux, assez volcanique. Oliver était sûr que si Manu laissait libre cours à son côté sombre lors de leurs petits interludes quotidiens, il perdrait la face. Quoiqu'il ne se laisserait pas faire mais c'était...surprenant à vrai dire, surtout comme ça tout à coup sans prévenir. Il ne l'avait mais alors pas du tout vu venir..

Le jeune homme était assez intriguant, il faut avouer ce qu'il en était. Il termina sa clope et jeta le mégôt avant de se lever et de se tourner vers lui. Il était censé dire quoi ? Ah oui, peut être merci, et le saluait. Il lui adressa alors un sourire malicieux. Demain sera un autre jour, et demain qu'il ne compte pas ce que ça recommence ! Le serpentard avait tout de même sa fierté mine de rien.


- Merci pour.. les cigarettes... A demain Emmanuel !

Pour une peu, il en serait presque impatient à présent de le croiser au détour d'un couloir pour lui en faire baver. Qui embêterait l'autre pour voir ? Il se sentait bien prêt à l'attaquer en premier demain. Le serpentard tourna les talons et repartit en direction du château. Oh oui, demain sera un autre jour et cette discussion serait reléguée aux oubliettes, rien de plus, mais restera présent tout de même dans les deux esprits.
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MessageSujet: Re: Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)   Mar 8 Déc - 1:00

Emmanuel fut agréablement surpris quand Oliver répondit à sa poignée de main, il en était encore à se demander si le jeune homme allait lui répondre ou se moquer franchement de lui. Encore une fois, le serpentard réussit à surprendre le jeune homme qui se disait que décidément cette journée n'était peut être pas forcément à jeter aux orties. Elle lui avait porté son lot de surprises et de plaisirs. Car oui, Emmanuel avait aimé parler à Oliver et regrettait presque que la situation ne risque pas de se reproduire avant un moment. Il aurait bien aimé mieux connaitre ce surprenant serpentard. Si surprenant qu'il arracha un nouveau sourire à Emmanuel.
Ainsi donc ce jeune présomptueux comptait l'attaquer sur son propre terrain ? La suite promettait d'être amusante, car Oliver semblait bien sur de lui ce qui faisait monter l'adrénaline d'Emmanuel qui sentait déjà l'excitation monter : un vrai gosse qui s'amusait de tout et de n'importe quoi. Surtout de n'importe quoi d'ailleurs.
D'ailleurs, il faillit lâcher un magnanime " A toi l'honneur très cher !" qui lui aurait semblé être du plus bel effet et qui aurait, de son point, été une élégante manifestation de fair-play entre de beaux joueurs. Mais finalement, son esprit cabotin l'emporta sur le reste et il ne put s'empêcher de s'exclamer d'une voix carillonnante :

- Où tu veux, quand tu veux !

Cette exclamation était bien entendu plus qu'équivoque, de même que sa voix, mais Emmanuel avait toujours adoré utiliser le double entendre et l'ambigüité. Bien évidemment, cette dernière était un peu contrastée par le franc et bref éclat de rire qui s'échappa de sa gorge alors qu'il se relevait et ramassait sa cape. Il se sentait plus léger qu'auparavant, certainement le fait de s'être confié, même d'une façon si succincte. Ca lui faisait du bien d'ouvrir son coeur et il ne pouvait que remercier Oliver de ne pas avoir égratigné ce dernier.
De plus, le jeune homme était extrêmement heureux d'avoir pu appréhender une facette inconnue du caractère de ce fier serpentard, d'autant plus agréablement surpris qu'il ne s'était jamais posé la question. Auparavant, Oliver était juste le fier jeune homme qu'Emmanuel s'entendait à taquiner gentiment parce que ses réactions le divertissaient beaucoup. Bien évidemment, ils reprendraient très bientôt leur petit train-train quotidien et leur petit jeu, mais au fond de lui Emmanuel se sentait heureux d'avoir pu effleurer la sensibilité du serpentard. Il avait l'impression de s'enrichir au contact des autres et il lui semblait qu'Oliver était bien plus touchant qu'il n'y paraissait au départ même si Emmanuel avait toujours trouvé mignonnes les réactions du jeune homme, toujours très fier et digne, ça avait un coté très mignon aux yeux d'Emmanuel.
Le serdaigle était d'ailleurs d'autant plus reconnaissant à Oliver qu'il avait réussi à le rendre plus léger : il se sentait moins angoissé et même d'humeur guillerette. Bon, il était lucide et il savait que ça ne durerait pas indéfiniment, mais il savait que même pour la suite ça lui mettrait du baume au coeur et qu'il aurait tout loisir de revenir sur ce petit interlude par la suite. C'était toujours de bons souvenirs à garder en mémoire.
Se sentant décidément léger, Emmanuel se sentait le besoin impérieux d'exprimer sa joie au travers de son cher piano et commençait déjà à siffloter gaiement la petite musique de nuit de Mozart dont il avait travaillé un mouvement au piano et qu'il se sentait l'envie de jouer tant la joie légère qui se dégageait de ce morceau lui semblait convenir à l'occasion. Emmanuel jouait comme il ressentait, et déjà, ses doigts s'agitaient, pianotant sur sa cuisse alors qu'il se dirigeait vers le château de sa démarche souple et qui avait en cet instant un je ne sais quoi d'allègre.


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Cette journée n'est peut être pas si pourrie que ça finalement ... [Oliver](TERMINE)
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