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 Joyeux Anniversaire [Arthur]

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Morgane DeLune
Je Connaîs Le Mal Que l'On Peut Faire Au Nom De La Pureté Du Sang
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MessageSujet: Joyeux Anniversaire [Arthur]   Ven 15 Jan - 0:06

Mercredi 18 mars. Je suis là, seul, assis dans un très beau fauteuil de cuir, face à la cheminée du salon, où brûle un bon feu de bois. J'ai tout ce qu'il me faut. Un très beau manoir. Des terres immenses. De l'argent à foison. Reconnu par tout ceux de mon cercle, et même les autres. Non, vraiment, j'ai tout ce que je désire. Tout... Non, il me manque bien un petit quelque chose. Une famille autour de moi, dans ce grand manoir.

Oh, je ne sais pas ce que j'ai aujourd'hui. Cela ne me ressemble absolument pas, d'être aussi... oserais-je dire... sentimental... Non, je ne suis pas comme ça, moi. Je laisse cela à ces imbéciles qui se laissent porter par leurs sentiments. Moi, je fais toujours avant tout ce que ma raison me dicte. Toujours. Pour quelqu'un comme moi, le dernier de l'une des plus puissantes lignées du pays, c'est essentiel.

Malheureusement, l'un de ces imbéciles sentimentaux était mon fils. Mon fils unique. Mon héritier. Et il en est mort. Me laissant seul. Mettant fin à notre famille. Quel imbécile. Et je suis seul. Seul avec les souvenirs du passé. J'ai un album photos ouvert devant moi. Il y a des photos de mon mariage. Des photos de la naissance de mon héritier. Des photos de lui, enfant. Il était l'enfant que je voulais. Parfait en tous points. Mais il est parti. Stupide garçon.

Cette photo, que fait-elle ici ? Ce doit sûrement être Émilie, ma pauvre épouse, qui l'avait ajoutée, il y a bien longtemps. Émilie... Elle est morte, elle aussi. Il y a quinze ans de cela. Je n'étais pas amoureux. Je l'avais épousée sur ordre de mes parents. Parce qu'elle faisait une parfaite épouse DeLune. L'amour n'avait aucune importance.

Revenons à cette image. Un couple. Mon fils et sa femme. Et deux petits enfants. Mais ils sont morts ! Parce que mon imbécile de fils est tombé amoureux ! L'amour, quel fléau ! Et amoureux d'une femme indigne de lui, qui plus est ! Et lui et cette sotte ont jugé bon de se reproduire. De reproduire la tare qu'était cette femme. Alors ils sont morts. Tous les deux. Parce que je ne pouvais accepter qu'ils salissent ainsi mon sang. Ils ont eu ce qu'ils méritaient. Je ne regrette rien. Mais Émilie, trop sentimentale, l'a mal vécu. Elle est morte, à son tour, un an après son fils.

Et les enfants... Ils vivent toujours, ces gosses. Je ne sais pas pourquoi je leur ai laissé la vie. Si petits... Et la gamine... Ses yeux verts qui me regardaient... Les yeux de son père... Mes yeux... Je n'ai pas pu éteindre ces yeux-là... Bref. Ils vivent. Et je me suis renseigné. Ils sont en Angleterre, maintenant. Adoptés par un homme qui n'est pas digne d'eux. Quoique... De quoi sont-ils dignes ? Ce ne sont que deux erreurs de la nature, deux créatures stupides qui n'auraient jamais dû voir le jour, deux tâches qui salissent par leur existence mon nom et mon sang. Ils mourront.

Mais... Ces deux erreurs de la nature sont tout de même les seuls êtres qui peuvent me servir d'héritiers. Peut-être ne sont-ils pas aussi ratés que je le crains. Peut-être... Et s'ils sont corrects, peut-être pourrais-je en faire quelque chose.

Si je parvenais à faire oublier la nature du sang de ces gosses, je pourrais peut-être me trouver les héritiers dont je manque. Parce que je ne me fais pas d'illusions. Je me fais vieux. Je quitterais prochainement ce monde. Et à ce moment, qui prendra ma suite pour assurer le prestige de cette famille ? Personne. A part peut-être ces gosses, s'ils en sont dignes. Peut-être. Je dois savoir !


"Anfauglith ! Viens ici !"

Anfauglith est l'elfe de maison de la famille. Et voilà cette chose qui vient d'arriver.

"Va me chercher du parchemin, de l'encre, et une plume. Pas la plus belle, une normale, pour cette fois."

La créature revint rapidement, avec ce que j'avais demandé, et repartit tout aussi vite. Elle m'avait même amené un écritoire, que je sois plus à l'aise pour écrire. J'écrivit. Je savait ce que je voulais dire. Quand ce fut finit, je rappelais l'elfe.

"Cachète cela. Avec mon sceau, évidemment. Et tu les envois immédiatement par hibou. Pour Arthur et Morgane DeLune. A l'Ecole de Magie Poudlard, en Angleterre. Une pour chacun."

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Jeudi 19 mars. École de Magie Poudlard. On est le matin. Les élèves sont rassemblés dans la Grande Salle pour prendre leur petit déjeuner. A la table des Gryffondor, Morgane mange joyeusement. Elle est seule, mais elle est heureuse. Son frère lui a offert la veille le meilleur anniversaire de sa vie. Ensemble, ils ont eu la chance de pouvoir commencer à se reconstruire une enfance, une famille.

Morgane croise le regard de son frère, et lui adresse un sourire. Puis, elle voit sa chère Mandy, et lui adresse à elle aussi un sourire. La veille, pour la soirée, sa chérie et l'actuelle petite-amie d'Arthur sont venus se joindre à la fête d'anniversaire. Une soirée bien agréable, et en plaisante compagnie, pour les deux gosses perdus. Et Morgane était si heureuse d'avoir pu partager se moment si important à ses yeux avec celle qu'elle aimait par dessus tout.

Morgane était donc heureuse. Grâce aux êtres aimés, elle retrouvait le bonheur. C'est alors que le courrier arriva. La jeune DeLune fut surprise de voir un hibou se poser devant elle. Alan leur avait déjà écrit la veille. Et puis, ce hibou noir de nuit lui était totalement inconnu. Un coup d'œil à la table des Serpentard lui apprit qu'Arthur avait la visite d'un hibou identique. Mais qu'est-ce que cela pouvait bien être ?

Elle prit alors la lettre que lui tendait le hibou. Reconnut le sceau. Et blêmit aussitôt. Un croissant de Lune entremêlé avec un D et un L. DeLune... Un DeLune qui lui écrivait. Ce ne pouvait être que Grand-Père. Les mains tremblantes, Elle ouvrit la maudite lettre. Elle sentait que ce n'était pas une bonne nouvelle. Et surtout, elle se posait tellement de questions. Pourquoi revenait-Il maintenant dans sa vie ? Que voulait-Il ? L'avoir détruite ne Lui suffisait plus ? Que voulait-Il à présent ?

A la lecture des quelques mots écrits, Morgane devint progressivement de plus en plus pâle, et fut prise de tremblements incontrôlés. Ce n'était pas possible... Non... En quelques mots, ce si court instant de joie venait de prendre fin. Un autre sentiment prenait le dessus. La peur...

La jeune DeLune releva des yeux perdus vers son frère. Leurs regards se croisèrent, et elle savait ce qu'ils allaient faire. Elle se leva. Elle sentait bien des regards sur elle. Mais elle s'en fichait. La seule chose qui comptait était les mots, ces mots terribles qui défilaient dans son esprit. Encore un peu tremblante, plus pâle qu'un fantôme, elle traversa la Grande Salle, et sortit. La lettre serrée fortement dans ses mains.


----------------------------------------------------------------------------------------

Citation :
Plouézec
Le 18 mars 1977



Morgane, Arthur,


Si vous croyez recevoir dans la présente lettre des vœux d'anniversaire, je vous conseille d'oublier cette idée, il s'agit ici d'autre chose que de fêter l'anniversaire des deux enfants que vous êtes. Vous n'ignorez pas ce que vous êtes pour moi, n'est-ce-pas ? Mes petits-enfants ? Malheureusement, oui, mais surtout deux êtres impurs qui portent atteinte au nom des DeLune. J'aurais pu continuer à ne vous accorder aucune importance mais vous êtes majeurs désormais et vous portez, à mon grand regret, mon nom. Vous êtes mes seuls héritiers, les deux seuls êtres qui pourraient faire perdurer notre famille. Mais ne croyez pas vous en sortir aussi facilement, votre sang est impur. Vous avez sans nul doute reçu une éducation indigne du nom que vous portez. Avant de vous reconnaître comme mes héritiers, il va me falloir vous rencontrer. Si au moins l'un de vous deux est digne de devenir mon héritier, je m'occuperais personnellement de son avenir. Mais si vous me décevez, ce qui est, je pense, l'hypothèse la plus probable, vous allez voir de quoi je suis capable. Votre père m'a déçu, vous savez ce qui lui est arrivé. A vous de voir ce que vous voulez devenir.

Nous nous verrons bientôt,


Archibald DeLune

Jeudi 19 mars. Somment de la tour d'astronomie. Morgane était immobile, debout contre le parapet de la tour. Le regard tourné vers le parc. Mais en réalité, elle ne voyait pas ce qu'elle regardait. Seuls ces terribles mots avaient un sens. Ils défilaient, en boucle, dans son esprit. Elle ne pouvait pas le croire. Il revenait dans sa vie. Dans leur vie. Pour finir le travail, à coup sûr, et les détruire pour de bon.

Ces mots... Oh, elle ne pouvait penser à autre chose. Il défilait, de plus en plus vite. Si vite qu'ils tournaient autour d'elle. Un tourbillon emportait les pensées de la jeune fille. Ses doigts se crispèrent sur la lettre qu'elle n'avait pas lâchée. La peur, ce poison, s'infiltrait en elle. Il était là. Ils allaient mourir. Enfin. Arthur allait mourir... Non... Elle ne voulait pas !
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Arthur DeLune
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire [Arthur]   Lun 25 Jan - 20:18

Arthur se tenait devant la table de la Grande Salle prêt à se servir un repas dont il n'avait même pas envie pour changer. Il avait prit la mauvaise habitude de ne plus assez se nourrir et il avait perdu quelques kilos en peu de temps ce qui lui allait plutôt bien mais hors de question de passer la ligne rouge et de tirer la sonnette d'alarme. Il fallait se ressaisir mais il n'en avait pas envie et il n'en avait pas encore la force mais il devait le faire pour le pue de gens qui se souciait de lui et de sa vie telle que sa soeur. Il se servit alors une petite cuillère de confiture qu'il étala sur une tartine comme si c'était l'acte le plus pénible qui soit quand il vit un hibou se diriger vers lui. Déjà ? Mais ce n'était pas encore l'heure du courrier. Il laissa le volatile s'approcher et put aussi remarquer que sa soeur venait de recevoir elle aussi un convoi. Ca ne sentait pas bon mais alors pas bon du tout au goût d'Arthur qui déplia le parchemin avec appréhension.


Citation :
Plouézec
Le 18 mars 1977

Morgane, Arthur,

Si vous croyez recevoir dans la présente lettre des vœux d'anniversaire, je vous conseille d'oublier cette idée, il s'agit ici d'autre chose que de fêter l'anniversaire des deux enfants que vous êtes. Vous n'ignorez pas ce que vous êtes pour moi, n'est-ce-pas ? Mes petits-enfants ? Malheureusement, oui, mais surtout deux êtres impurs qui portent atteinte au nom des DeLune. J'aurais pu continuer à ne vous accorder aucune importance mais vous êtes majeurs désormais et vous portez, à mon grand regret, mon nom. Vous êtes mes seuls héritiers, les deux seuls êtres qui pourraient faire perdurer notre famille. Mais ne croyez pas vous en sortir aussi facilement, votre sang est impur. Vous avez sans nul doute reçu une éducation indigne du nom que vous portez. Avant de vous reconnaître comme mes héritiers, il va me falloir vous rencontrer. Si au moins l'un de vous deux est digne de devenir mon héritier, je m'occuperais personnellement de son avenir. Mais si vous me décevez, ce qui est, je pense, l'hypothèse la plus probable, vous allez voir de quoi je suis capable. Votre père m'a déçu, vous savez ce qui lui est arrivé. A vous de voir ce que vous voulez devenir.

Nous nous verrons bientôt,


Archibald DeLune

Il releva la tête d'un air dépité, non, ça ne sentait effectivement pas bon du tout; il fallait s'attendre au pire de la part d'un homme qui avait tué vos parents de sang froid. Un frisson lui parcourut l'échine avant qu'il ne quitte précipitamment de la salle, le peu d'envie de manger totalement disparue de nouveau.

___________________________________________________________________

Jeudi 19 mars, tour d'astronomie, Arthur avait suivit sa soeur qu'il avait vu se diriger précipitamment vers la tour. Il comprenait tout à fait son sentiment et cette envie, il ressentait la même chose. Il monta donc les marches et rejoignit sa soeur qui était dans un salle état bien qu'elle n'oserait l'avouer ouvertement. Alors, sans rien ajouter ou dire, il se contenta de la serrer très fort contre lui, attendant qu'elle s'ouvre à lui.
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Morgane DeLune
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire [Arthur]   Jeu 25 Mar - 18:37

C'était un cauchemar. Ce n'était pas possible autrement. Tout cela ne pouvait qu'être un cauchemar. C'était la pire chose qui pouvait arriver, ce qu'elle redoutait depuis qu'elle était gamine. Et cela se produisait maintenant. Elle avait grandit avec cette menace, en redoutant qu'Il réapparaisse. Et ce cauchemar devenait maintenant réalité. Il était là, bien vivant. Ce n'était plus une ombre que l'on enferme loin au fond de son esprit. Maintenant, c'était réel. Et ils allaient mourir.

Elle avait peur. Peur comme jamais auparavant elle n'avait eut peur. La présence de son frère la fit se sentir un peu mieux. Elle s'accrocha alors à lui, comme s'il était la seule chose qui pouvait l'empêcher de sombrer dans ce gouffre de mort qui lui semblait si proche. Elle passa ses bras autour du cou de son frère, et se serra contre lui. Il était fort, et tant qu'il serait là, tout pourrait aller.

"Qu'est-ce qu'on va devenir ?"

Pour le moment, Morgane ne ressentait que la peur. Cette peur qui la paralysait, qui l'empêchait de prendre du recul et d'analyser correctement la situation. Plus tard, cela irait mieux, et elle ferait face à ce nouveau coup dur.

"On va mourir..."
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Arthur DeLune
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire [Arthur]   Jeu 10 Juin - 23:36

Arthur tenait toujours au creux de ses bras la personne qui était aujourd'hui la plus importante de sa vie. Ce petit être fragile qu'il avait tant voulu haïr par le passé. il avait essayé, oui, il l'avait voulu mais il n'avait pas put. Elle était comme lui, elle était son complément. Eux deux, des jumeaux qui ne formaient qu'un tout. Il sourit bêtement, la serrant contre lui, se disant que si il s'était vu comme cela un an auparavant, il aurait eut envie de vomir à cette vision et pourtant...Il l'aimait, c'était un fait, elle était sa soeur, sa jumelle et rien ne changerait cela. Il avait tout fait pour oublier mais c'était impossible, c'était lutter pour se battre contre de l'air. Il pouvait faire semblant, se mentir, se le jeter à la figure, ça ne changeait rien. On ne peut changer ce que l'on est et ceux qui le sont aussi, c'est comme ça. Il avait tant à lui dire même si déjà du chemin était fait. Comment faisait les autres pour s'ouvrir, donner leur âme, le coeur et le temps, tout le temps...Pouvaient-ils seulement se contenter de l'autre, se satisfaire de la présence de celui qui vous rassurait dans la nuit noire ? La personne qui avait partagé vos cauchemars, les tempêtes et les orages d'enfants ? Des larmes, des cris de joie et de peur, tout cela il les avait vécu avec elle avant que tout ne bascule et que son coeur ne prenne un mauvais tournant aujourd'hui libéré du poids de ce malheur. La peur l'avait submergé avec le souvenir d'avoir tout perdu. Il n'était plus rien qu'un enfant sans père et mère, mais elle lui donnait tellement plus que si qu'il aurait put espérer et elle n'en était même pas consciente, entre ses bras. S'il suffisait d'être ensemble pour ça change, que tout change...Il la serra encore un peu plus fort, il avait du mal à croire que ce simple geste lui était si bénéfique. Il l'avait rejeté, elle l'avait détesté aussi et pourtant, en si peu de temps elle avait reprit tous ses droits. La protéger en silence n'était plus suffisant, il devait le faire à chaque instant quitte à perdre le peu d'estime qui lui restait. Pour elle, il était près à le faire...

Arthur ne sentait que trop bien le corps contre le sien se crisper, elle n'était pas bien et de ce fait il ne pouvait l'être non plus. Elle avait laissé ses amies pour lui et il s'y refusait, il allait aller trouver cette Evans et tout lui dire même si pour cela, il devait se mettre à nu et se laisser apprivoiser...Un peu...Etre un monstre ne donnait rien de plus et il se refusait à laisser sa soeur devenir comme lui. Il ferait tout pour l'empêcher, qu'elle préserve cette innocence qu'elle pouvait encore avoir mais que lui n'aurais jamais plus. Elle avait Mandy, elle devait s'y raccrocher, et lui il avait...Il chassa cette pensée troublante et ce visage que trop connu et se repencha vers elle. Il la sentait glisser entre ses doigts et il n'aimait pas ça. Elle lui échappait et elle s'échappait...Il devait la maintenir à flot même si lui il perdait déjà pied. Cette lettre, qu'importe les mots blessants et orduriers qu'elle contenait, peu importe...Ils étaient ensemble et c'était déjà beaucoup, il avait peur oui, comme elle, mais de se savoir aimé et protéger le rendait plus courageux. Il la sentit alors bouger encore et des mots sortirent de la barrière de ses lèvres

"Qu'est-ce qu'on va devenir ?"

Il ne répondit rien, il n'en savait rien. Il ne savait qu'une chose, si elle avait confiance en lui et que lui continuait de la protéger, ils ne seraient pas seuls. Il allait empêcher quiconque de lui faire du mal, il ne le permettrait pas, il l'avait déjà assez fait souffrir lui même et elle avait eut la clémence de lui pardonner. Puis, il l'entendit ajouter

"On va mourir..."

Il releva la tête rapidement. Comment pouvait-elle seulement penser cela ? Mourir ? Ils avaient déjà faillit, le temps avec elle, ce temps, n'était-ce pas déjà du répit ? Lui il voyait les choses comme cela et ce n'est pas un homme meurtris et meurtrier qui allait changer la donne. Il était prêt à tout pour elle aujourd'hui et il ne la laisserait pas croire qu'elle était seule et qu'elle devait arrêter de se battre. Ils y arriveraient ensemble, ils étaient meilleurs à deux. Il déserra ses bras pour s'éloigner un peu d'elle pour lui dire dans les yeux avant de lui lever le menton de sa main droite pour qu'elle le regarde

- Ne dis pas ça, ne pense pas ça. Je suis là, tu es là, on est ensemble et je ne laisserais rien t'arriver. Je te promet une chose Morgane, quoi qu'il arrive et quoi qu'il nous fasse je ne t'abandonnerais pas...Je te le promet...

Il voulait qu'elle sache, qu'elle comprenne. Il ne voulait pas se débattre, l'éviter, il voulait affronter et vaincre. Il avait tellement peur mais tellement envie que ce ne soit plus le cas. Il le voulait...Pour elle...
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Morgane DeLune
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MessageSujet: Re: Joyeux Anniversaire [Arthur]   Ven 11 Juin - 23:30

Des images qui défilaient à une telle vitesse que Morgane se sentait prise de vertige. Elle se raccrochait à son frère, se serrait contre lui pour ne pas tomber dans ce gouffre. Elle se revoyait subitement, enfant, avec Arthur. Puis, dans un éclair, l'image changeait, et elle revoyait les images magnifiques de leur anniversaire, la veille. Et puis, encore plus brusquement, cette silhouette noire qui prononçait des mots terribles, affreux. Les mots de la lettre. Morgane avait l'impression de glisser vers un gouffre sans fond, vers un trou noir dans lequel elle disparaîtrait à jamais. Mais elle ne voulait pas. Elle voulait rester là, avec son frère. Vivre avec lui. C'est pour cela qu'elle se raccrochait désespérément à lui. Pour ne pas sombrer.

Au fond, Morgane sentait qu'il fallait qu'elle se calme. Que c'était la peur qui la mettait dans cet état. Longtemps, elle s'efforça de reprendre ses esprits. De se calmer. Elle se focalisa sur la présence d'Arthur, de la chaleur rassurante du corps de son frère. Lentement, les battements saccadés de son coeur se calmèrent, revenant à un rythme plus normal. Arthur était là, tout allait bien. Pour le moment...

Les mots horribles de la lettre revinrent. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Ce n'était pas possible... Alors qu'ils recommençaient tout juste à vivre, après des années gâchées, voilà qu'Il voulait leur enlever cette vie. Mais pourquoi les avoir laissé vivre, alors, il y a seize ans ? Pourquoi leur avoir laissé vivre une vie si peu vivante, pourquoi les avoir laissé se déchirer si violemment, si c'était pour leur retirer brusquement cette vie au moment même où ils commençaient à trouver le repos et le bonheur ? Pourquoi ? Pourquoi gâter leur bonheur aussitôt qu'il commençait ? Pourquoi...

Arthur s'éloigna d'elle. Il voulait répondre aux mots qu'elle avait laissé échapper. Ensemble... Ils étaient ensemble... Rien n'arriverait... Curieusement, ces quelques mots, pourtant si fragiles face à l'importance de la menace, prononcé par la voix rassurante de son frère, rassurèrent Morgane. Ils étaient ensemble. Ils étaient forts. Rien n'arriverait. Ils possédaient maintenant quelque chose que rien ni personne ne pouvait leur enlever. Leur fraternité. Cet amour fraternel qui les unissait. Ne pouvant répondre, Morgane adressa à son frère un sourire qui valait bien plus que toutes les paroles. Elle lui signifiait par là qu'elle avait une confiance totale en lui.

Mais malgré tout, la peur restait présente. Elle glaçait Morgane. Son pire cauchemar se réalisait. Enfin, pas tout à fait. Parce que dans son cauchemar, elle était seule. Là, elle était avec Arthur, cela changeait tout. Mais la question restait la même. Eux, même ensemble, que pourraient-ils bien faire face à leur Grand-Père, un sorcier probablement puissant, et déterminé à les tuer ?

"Mais s'il vient... Si notre propre Grand-Père pointe sa baguette sur nous, s'il est déterminé à nous tuer... Qu'est-ce qu'on fera ?"

S'il tuait Arthur, alors dans ce cas, elle préfèrerait mourir en même temps. Elle ne supporterait pas de le perdre. Pas maintenant. Qu'elle l'avait retrouvé. Qu'elle avait tout perdu pour lui. Ou ils vivaient ensemble, ou ils mouraient ensemble. Ensemble, ils le seraient toujours. Dans la vie comme dans la mort. Toujours.
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